Philippe Claus, nouveau Président de la Ligue Bourgogne Franche-Comté

Faisons connaissance avec Philippe Claus, le nouveau Président de la Ligue  Bourgogne Franche-Comté.

Pouvez-vous vous présenter et nous dire qui vous êtes en dehors de la Ligue de l’enseignement ?

Bonjour, je suis depuis quatre ans, retraité de l’Education nationale, professeur d’histoire pendant quinze années, en collège, lycée, école normale et université puis chargé de missions d’encadrement en académie (inspecteur pédagogique régional, directeur des ressources humaines et inspecteur d’académie ) avant d’intégrer pour les quinze dernières années de ma vie professionnelle l’inspection générale de l’éducation nationale dans le groupe enseignement primaire dont j’ai été le doyen pendant six ans. Au total presque 45 ans au service de la réussite des élèves et de leurs professeurs.
Je suis aussi (surtout) un alsacien, marié, un père, et un grand père heureux de s’occuper de trois petits enfants.

Depuis combien de temps êtes-vous engagé auprès de la Ligue de l’enseignement ?

Je suis un très jeune ligueur, j’ai intégré la fédération du Doubs il y a trois ans seulement, après mon départ à la retraite.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans l’association ?

J’ai à plusieurs reprises rencontré et apprécié la ligue dans ma vie professionnelle, notamment en qualité d’inspecteur d’académie du Jura où Côté Cour se développait et me fascinait, puis, à l’inspection générale, où j’ai accueilli Eric Favey et travaillé avec lui.
En plus de ces rencontres, comme historien j’ai étudié l’histoire de l’éducation et la place de la ligue dans la naissance de l’Ecole de la République et son évolution est un sujet qui me passionne.
Enfin et c’est le point le plus important j’ai, en qualité d’inspecteur général pu enquêter sur les valeurs portées par les associations complémentaires de l’Ecole et sur les finalités de l’éducation populaire. Aujourd’hui le rôle émancipateur de l’éducation populaire et plus largement les valeurs portées par la ligue sont, indispensables pour que le vivre ensemble prenne tout son sens.

Quelles ont été/ sont vos missions au sein de la Ligue ?

Pendant quelques mois, j’ai été administrateur de la fédération du Doubs, puis président de cette même fédération. Au cours de ces premiers mois de ligueur, j’ai pu animer les visites de l’exposition Anne Frank et une dynamique sur la question des migrations. Puis plus largement j’ai contribué à la construction de relations plus suivies entre la fédération du Doubs et l’académie de Besançon. Aujourd’hui, j’ai élargi mon champ d’action à la Bourgogne-Franche-Comté et à Côté Cour.

Quel est votre plus beau souvenir au sein de la Ligue ?

J’ai déjà beaucoup de beaux souvenirs à la ligue, des rencontres avec des femmes et des hommes engagés, mais c’est toujours les plus jeunes qui retiennent mon attention. Ce collégien qui, lors d’une visite de l’exposition Anne Frank, ose une comparaison entre l’état d’urgence instauré en France pour lutter efficacement contre la pandémie et une autre forme d’état d’urgence instauré en Allemagne en 1933 pour lutter contre la crise économique. Mais comparaison n’est pas raison ! Où encore cet extraordinaire rassemblement d’écoliers par l’USEP à l’occasion du 80ème anniversaire de l’association au cours de laquelle pratique sportive et éducation civique ont si bien collaboré.

En tant que nouveau Président de la Ligue BFC, qu’est-ce qui vous plait le plus dans cette mission ?

J’ai découvert que l’union régionale, toute récente, pouvait avoir un rôle moteur dans le développement des huit fédérations départementales. La mutualisation telle que mon prédécesseur Raymond Bruneau l’a engagée et fait vivre avec Denis Chauvel, le délégué général est à mes yeux une réussite. Aujourd’hui nous pouvons aller plus loin en coordonnant mieux encore nos actions dans tous les champs de notre activité dans le respect absolu du principe de subsidiarité. C’est au plus près de nos usagers, dans les fédérations départementales, que notre action est la plus pertinente, mais elle se développera mieux dans le cadre d’une réflexion concertée au niveau régional. C’est cette recherche de cohérence qui m’a aussi amené à solliciter la présidence de notre association « fille » Côté Cour.

Que souhaitez-vous pour la Ligue pour ces prochaines années ?

Je souhaite que la ligue retrouve pleinement sa place de fédération d’associations qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes ambitions. Il faut qu’ensemble nous puissions assurer pleinement notre mission d’éducation populaire auprès de tous les publics, mais notamment auprès de ceux qui ont le plus besoins de nous, qu’ils vivent dans les quartiers de politique de la ville ou dans des zones rurales isolées, qu’ils soient enfants, adolescents, adultes ou, aujourd’hui plus qu’hier, personnes âgées.
Ensemble, les huit fédérations départementales, avec nos associations affiliées, avec nos partenaires des associations complémentaires de l’école nous réussirons à diffuser culture, sport et valeurs pendant le temps scolaire, à sa périphérie, dans les lieux de vie des familles et même pendant les vacances.

Avez-vous un petit mot pour encourager de nouveaux bénévoles/nouvelles structures à rejoindre la Ligue et ses huit fédérations ?

Dans une démocratie fragilisée par la gangrène des inégalités croissantes, l’irrespect de l’autre et encore plus de notre bien commun qu’est la planète, l’engagement, notamment dans le cadre associatif, est un acte politique et citoyen fort. Toutes les femmes et les hommes qui croient encore en un avenir où chacun peut trouver sa place et vivre avec les autres dans un environnement respecté, peuvent nous rejoindre autour d’un projet fédérateur, celui de l’Union régionale Bourgogne-Franche-Comté et celui de toutes les fédérations départementales qui la compose.